Gestion des fonds Covid-19 et impacts éducatifs
Table des matières
- Introduction
- Contexte et cadre institutionnel de la riposte
- Audit des fonds Covid-19 de la BAD
- Impacts de la Covid-19 sur le système éducatif comorien
- Le projet 2Pi2C : riposte éducative d’urgence
- Impacts sur le système de santé et implications éducatives
- Vulnérabilités structurelles aggravées par la crise
- Enjeux de gouvernance et de transparence
- Perspectives et leçons pour le futur
- Conclusion
Introduction
La pandémie de Covid-19, déclarée par l’Organisation mondiale de la santé en mars 2020, a profondément affecté l’Union des Comores, petit État insulaire confronté à des défis structurels préexistants. Face à cette crise sanitaire sans précédent, le pays a bénéficié de financements internationaux destinés à atténuer les impacts de la pandémie, notamment des fonds de la Banque africaine de développement (BAD) et du Partenariat mondial pour l’éducation (PME). La gestion de ces ressources exceptionnelles et leur utilisation effective sont devenues des enjeux cruciaux de gouvernance et de transparence.
Le secteur éducatif comorien a particulièrement souffert de la pandémie, avec des fermetures d’écoles prolongées et l’absence de dispositifs d’enseignement à distance adaptés. Selon les analyses menées en 2021-2022, le système éducatif national a “payé le prix le plus élevé” parmi tous les secteurs d’activité touchés par la crise. Cette situation a conduit à la mobilisation de financements d’urgence, notamment le projet 2Pi2C (Projet de Prévention et d’atténuation des impacts de la COVID-19 sur l’éducation aux Comores), doté de 750 000 dollars américains.
La Section des Comptes de la Cour Suprême a procédé à un audit des fonds Covid-19 financés par la BAD, produisant un rapport d’observations définitives qui révèle des dysfonctionnements importants dans la gestion de ces ressources d’urgence. Cet audit, conjugué aux analyses des impacts éducatifs menées par les chercheurs et les organisations internationales, offre un éclairage précieux sur la réponse comorienne à la pandémie et ses conséquences durables sur le développement du pays.
Contexte et cadre institutionnel de la riposte
Arrivée de la pandémie aux Comores
La pandémie de Covid-19, apparue en décembre 2019 dans la ville de Wuhan en Chine, s’est rapidement propagée à l’échelle mondiale. L’Organisation mondiale de la santé l’a déclarée urgence sanitaire de portée internationale le 30 janvier 2020, puis pandémie mondiale le 11 mars 2020. Aux Comores, la pandémie a été officiellement déclarée en avril 2020 par le Président Azali Assoumani. Bien que le pays ait d’abord semblé contenir la propagation du virus, une deuxième vague survenue au début de l’année 2021 a considérablement aggravé les défis de développement existants.
Cadre de gestion de la crise
Face à cette urgence sanitaire, l’Union des Comores a mis en place un dispositif de coordination pour gérer les fonds d’urgence alloués par les partenaires internationaux. La Banque africaine de développement a apporté un soutien financier significatif destiné à renforcer les capacités de riposte du pays. Parallèlement, le secteur éducatif a bénéficié d’un financement accéléré du Partenariat mondial pour l’éducation, avec l’UNICEF comme agent partenaire et la Coopération française comme agence de coordination.
Le gouvernement comorien s’est également engagé à vacciner 60% de sa population totale tout au long de l’année 2021, mobilisant ainsi une part importante de ses ressources humaines déjà limitées dans le domaine médical. Cette mobilisation a eu des conséquences directes sur la continuité des services essentiels, notamment dans le secteur de la santé.
Audit des fonds Covid-19 de la BAD
Méthodologie et périmètre de l’audit
La Section des Comptes de la Cour Suprême de l’Union des Comores a conduit un audit approfondi de la gestion des fonds Covid-19 financés par la Banque africaine de développement. Cet audit, formalisé dans un Rapport d’observations définitives, a examiné le dispositif conventionnel mis en place ainsi que l’utilisation effective des ressources allouées. L’objectif était de vérifier la conformité de la gestion des fonds avec les engagements contractuels et les normes de bonne gouvernance financière.
Constats relatifs au dispositif conventionnel
L’audit a révélé des problèmes significatifs concernant le cadre conventionnel de gestion des fonds Covid-19. Les auditeurs ont identifié des faiblesses dans la structure de gouvernance établie pour superviser l’utilisation de ces ressources d’urgence. Ces constats soulèvent des questions importantes sur la capacité institutionnelle du pays à gérer efficacement des financements exceptionnels dans un contexte de crise.
Constats relatifs à l’audit des dépenses
L’examen détaillé des dépenses effectuées grâce aux financements de la BAD a permis d’identifier des irrégularités et des écarts par rapport aux objectifs initiaux. Le rapport d’observations définitives pointe des problèmes dans l’exécution budgétaire et la traçabilité des fonds. Ces constats s’inscrivent dans un contexte plus large de difficultés de gouvernance financière que connaît l’Union des Comores, où la transparence dans la gestion des ressources publiques reste un défi majeur.
Impacts de la Covid-19 sur le système éducatif comorien
Fermetures d’écoles et interruption des apprentissages
Le système éducatif comorien a subi de plein fouet les conséquences de la pandémie. Selon les analyses menées en 2022, “tous les secteurs d’activité sont affectés par la pandémie mais le système éducatif en général et comorien en particulier payent le prix le plus élevé”. Le pays a connu des arrêts scolaires successifs sans possibilité d’assurer la continuité éducative des élèves. Ces fermetures prolongées ont interrompu les parcours d’apprentissage de milliers d’enfants à travers l’archipel.
Au moment où l’Afrique se préparait à célébrer l’année 2020 comme le début d’une nouvelle décennie d’actions pour la réalisation des Objectifs de développement durable, les Comores se sont retrouvées à appliquer des mesures de confinement par “copie-coller” sans adaptation suffisante aux réalités locales. L’absence de dispositifs d’enseignement à distance fonctionnels a aggravé les inégalités éducatives préexistantes.
Tentatives d’enseignement à distance et leurs limites
Face à la fermeture des écoles, les autorités comoriennes ont tenté de mettre en place des solutions d’enseignement à distance, notamment via la télévision. Cependant, ces initiatives se sont heurtées à de nombreux obstacles : accès limité à l’électricité dans certaines zones, faible taux d’équipement en téléviseurs dans les ménages ruraux, absence de contenus pédagogiques adaptés au curriculum national, et manque de formation des enseignants aux méthodes d’enseignement à distance.
Ces limites techniques et structurelles ont considérablement réduit l’efficacité des mesures de continuité éducative. Les élèves des zones rurales et des familles défavorisées ont été particulièrement pénalisés, creusant davantage les disparités en matière d’accès à l’éducation. Cette situation a renforcé les préoccupations quant à l’atteinte des objectifs éducatifs nationaux et internationaux, notamment ceux liés à l’Agenda 2030 pour le développement durable.
Le projet 2Pi2C : riposte éducative d’urgence
Conception et financement du projet
Pour atténuer les impacts de la pandémie sur l’éducation, le Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement et de la Recherche scientifique a élaboré le Projet de Prévention et d’atténuation des impacts de la COVID-19 sur l’éducation aux Comores (2Pi2C). Ce projet a été soumis en septembre 2020 au secrétariat du Partenariat mondial pour l’éducation dans le cadre d’une requête de financement accéléré pour la riposte à la pandémie.
Le financement total approuvé s’élevait à 750 000 dollars américains, auxquels s’ajoutaient 52 500 dollars de commissions pour l’agent partenaire (soit 7% du montant total), l’UNICEF. Le projet devait démarrer en novembre 2020 pour une durée d’exécution prévue jusqu’au 31 décembre 2021. Cette période relativement courte reflétait l’urgence de la situation et la nécessité d’une intervention rapide pour limiter les perturbations du système éducatif.
Objectifs et composantes du programme
Le projet 2Pi2C visait plusieurs objectifs complémentaires : assurer la continuité des apprentissages pendant les périodes de fermeture des écoles, préparer la réouverture sécurisée des établissements scolaires, renforcer la résilience du système éducatif face aux crises futures, et atténuer les conséquences socio-éducatives de la pandémie sur les élèves les plus vulnérables.
Le programme incluait des mesures de prévention sanitaire dans les écoles, la production et la diffusion de contenus pédagogiques adaptés, le soutien aux enseignants, et des actions de sensibilisation des communautés. L’UNICEF, en tant qu’agent partenaire, était chargé de la mise en œuvre opérationnelle en collaboration avec le ministère de l’Éducation, tandis que la Coopération française assurait la fonction d’agence de coordination.
Défis de mise en œuvre
Selon le rapport annuel 2021 de l’UNICEF Comores, la mise en œuvre du programme a été compliquée par la deuxième vague de Covid-19 survenue début 2021. Cette résurgence de la pandémie a “exacerbé les défis de développement déjà existants et compliqué davantage le contexte global de mise en œuvre du programme, particulièrement concernant la continuité de la fourniture des services essentiels”.
Le redéploiement d’une grande partie du personnel médical limité du pays vers les centres de prise en charge des cas de Covid-19 et les sites de quarantaine a eu des implications directes sur la capacité à maintenir les autres services, y compris ceux liés au projet éducatif. Cette situation illustre les tensions et les arbitrages difficiles auxquels a été confronté un petit État insulaire aux ressources humaines et financières limitées face à une crise sanitaire d’ampleur mondiale.
Impacts sur le système de santé et implications éducatives
Saturation et défiance envers les structures sanitaires
La pandémie a profondément affecté le système de santé comorien, y compris le secteur privé. Depuis le début de la crise, les hôpitaux de Samba, Bambao Mtsanga et Fomboni ont été perçus par les patients et leurs familles comme des “établissements de mort”. Cette perception négative a conduit de nombreuses familles à préférer garder les malades à domicile. L’automédication et le recours à la médecine traditionnelle ont gagné du terrain, témoignant d’une perte de confiance dans les institutions sanitaires publiques.
Sur les réseaux sociaux comme Facebook et dans les lieux publics, la population a commencé à qualifier la pandémie de “CORONA BUSINESS”, suggérant une suspicion quant aux motivations derrière la gestion de la crise. Certains services hospitaliers ont exprimé leurs craintes de recevoir des patients par peur de contamination, affirmant ne pas avoir reçu les moyens nécessaires pour se protéger. Cette situation a eu des conséquences graves sur le traitement et le suivi des patients atteints d’autres pathologies chroniques comme le VIH/sida, l’hypertension et le diabète.
Conséquences indirectes sur l’éducation sanitaire
La défiance envers le système de santé et la circulation de discours complotistes ont eu des répercussions sur les efforts d’éducation sanitaire dans les écoles et les communautés. Les campagnes de sensibilisation aux mesures barrières et à la vaccination, pourtant essentielles pour contenir la pandémie, ont été confrontées à un climat de méfiance. Cette situation a compliqué la réouverture sécurisée des écoles, objectif central du projet 2Pi2C.
Le redéploiement des personnels médicaux vers la gestion de la crise Covid-19 a également affecté les programmes de santé scolaire habituels, notamment les campagnes de vaccination infantile et les contrôles sanitaires réguliers dans les établissements. Cette interruption des services de santé préventive pour les enfants pourrait avoir des conséquences durables sur leur développement et leur capacité d’apprentissage.
Vulnérabilités structurelles aggravées par la crise
Fragilité économique et impacts sociaux
Les Comores, archipel volcanique vulnérable aux catastrophes naturelles, étaient déjà en train de se remettre des impacts du cyclone Kenneth en 2019 lorsque la pandémie est survenue. La crise sanitaire mondiale a conduit à un ralentissement économique significatif avec de multiples conséquences pour le pays, notamment une baisse des revenus gouvernementaux due au ralentissement de l’activité économique.
Cette contraction des ressources publiques s’est produite au moment même où le pays avait besoin de mobiliser des moyens exceptionnels pour faire face à la crise sanitaire et éducative. La dépendance aux financements extérieurs, notamment ceux de la BAD et du PME, est devenue encore plus critique dans ce contexte de raréfaction des ressources domestiques.
Problématique de l’eau et défis sanitaires
Les Comores font face à un grave problème de gestion des ressources en eau, préoccupation particulièrement importante compte tenu du rôle vital de cette ressource dans la vie quotidienne, notamment pour les enfants et les femmes. Dans le contexte de la pandémie, l’accès à l’eau potable et aux installations sanitaires est devenu encore plus crucial pour l’application des mesures d’hygiène recommandées, tant dans les foyers que dans les établissements scolaires.
Le manque d’infrastructures d’eau et d’assainissement dans de nombreuses écoles comoriennes a constitué un obstacle majeur à leur réouverture dans des conditions sécurisées. Sans lavabos fonctionnels et accès régulier à l’eau courante, l’application des protocoles sanitaires comme le lavage fréquent des mains s’est avérée pratiquement impossible dans certains établissements, particulièrement en milieu rural.
Enjeux de gouvernance et de transparence
Résultats de l’audit et implications
Le Rapport d’observations définitives de la Section des Comptes de la Cour Suprême sur la gestion des fonds Covid-19 de la BAD a mis en lumière des problématiques importantes de gouvernance financière. Bien que les détails spécifiques des irrégularités constatées ne soient pas intégralement détaillés dans les documents disponibles, l’existence même de ce rapport d’audit et ses constats relatifs au dispositif conventionnel et aux dépenses suggèrent des défaillances dans les mécanismes de contrôle et de suivi des ressources d’urgence.
Ces observations soulèvent des questions sur la capacité des institutions comoriennes à gérer efficacement des flux financiers exceptionnels dans un contexte de crise. Elles pointent également la nécessité de renforcer les dispositifs de contrôle interne et externe pour garantir que les fonds destinés à atténuer les impacts de la pandémie atteignent effectivement leurs bénéficiaires et produisent les résultats escomptés.
Transparence et redevabilité
La publication d’un rapport d’audit par la Cour Suprême témoigne d’un effort de transparence et de redevabilité dans la gestion des fonds publics, élément positif dans un contexte où de nombreux pays ont vu les mécanismes de contrôle affaiblis pendant la pandémie. Toutefois, la qualité de la réponse aux recommandations de l’audit et les mesures correctives mises en place demeurent des indicateurs cruciaux de la volonté politique d’améliorer la gouvernance financière.
La perception publique de la gestion de la crise, illustrée par l’expression “CORONA BUSINESS”, révèle un déficit de confiance entre la population et les institutions. Ce climat de suspicion peut avoir des conséquences durables sur l’adhésion aux politiques publiques et la cohésion sociale, éléments pourtant essentiels pour une sortie de crise réussie et la reconstruction post-pandémique.
Perspectives et leçons pour le futur
Renforcement de la résilience du système éducatif
L’expérience de la pandémie a révélé la fragilité du système éducatif comorien et son manque de préparation face aux crises. Les fermetures d’écoles prolongées sans dispositifs alternatifs efficaces ont démontré la nécessité d’investir dans des solutions de continuité éducative adaptées au contexte insulaire et aux réalités socio-économiques du pays. Le développement de contenus pédagogiques radiophoniques, moins dépendants de l’électricité et des équipements coûteux, pourrait constituer une piste prometteuse pour les Comores.
Le renforcement des capacités des enseignants aux méthodes d’enseignement flexible et l’amélioration des infrastructures scolaires, notamment en matière d’eau et d’assainissement, apparaissent comme des priorités pour accroître la résilience du secteur face aux crises futures. Ces investissements doivent s’accompagner d’une réflexion sur les programmes scolaires et leur adaptation aux défis contemporains, incluant l’éducation à la santé et à la citoyenneté.
Amélioration de la gouvernance financière
Les constats de l’audit des fonds Covid-19 soulignent l’importance de renforcer les systèmes de gestion financière publique et les mécanismes de contrôle. La mise en place de dispositifs de suivi en temps réel, l’utilisation d’outils numériques de traçabilité des dépenses, et la formation continue des gestionnaires de programmes constituent des leviers pour améliorer l’efficacité et la transparence dans l’utilisation des ressources publiques et des financements des partenaires.
La collaboration entre les institutions de contrôle (comme la Section des Comptes de la Cour Suprême), les ministères sectoriels et les partenaires internationaux doit être renforcée pour établir des cadres de redevabilité mutuelle. Cette approche permettrait de mieux aligner les interventions d’urgence sur les priorités nationales tout en respectant les standards internationaux de bonne gouvernance.
Coordination multisectorielle et préparation aux crises
La pandémie a démontré l’interdépendance entre les différents secteurs : la saturation du système de santé a affecté la capacité à maintenir les services éducatifs, tandis que la fermeture des écoles a eu des répercussions sur la santé mentale et physique des enfants. Cette réalité plaide pour une approche intégrée de la préparation aux crises, impliquant une coordination étroite entre les ministères de la Santé, de l’Éducation, de l’Économie et des Finances.
L’élaboration de plans de contingence multisectoriels, régulièrement mis à jour et testés, pourrait permettre aux Comores de réagir plus efficacement aux crises futures, qu’elles soient sanitaires, climatiques ou autres. Ces plans devraient identifier les ressources critiques, les circuits de décision rapides, et les mécanismes de mobilisation de financements d’urgence, tout en préservant les acquis en matière de gouvernance et de transparence.
Conclusion
La gestion des fonds Covid-19 et les impacts de la pandémie sur l’éducation aux Comores offrent un aperçu révélateur des défis auxquels font face les petits États insulaires en développement confrontés à des crises globales. L’audit conduit par la Section des Comptes de la Cour Suprême sur les financements de la BAD a mis en évidence des problématiques de gouvernance financière qui, si elles ne sont pas corrigées, pourraient compromettre l’efficacité des interventions futures.
Le secteur éducatif comorien a payé un tribut particulièrement lourd à la pandémie, avec des fermetures prolongées et l’absence de solutions de continuité éducative adaptées. Le projet 2Pi2C, financé par le Partenariat mondial pour l’éducation à hauteur de 750 000 dollars, a représenté une tentative de réponse d’urgence, bien que sa mise en œuvre ait été compliquée par la résurgence de la pandémie et les contraintes structurelles du pays.
Au-delà des impacts immédiats, la crise a révélé et aggravé des vulnérabilités préexistantes : fragilité des infrastructures sanitaires et éducatives, problèmes de gestion des ressources en eau, dépendance aux financements extérieurs, et déficits de gouvernance. La défiance de la population envers les institutions sanitaires et la perception de “CORONA BUSINESS” illustrent également une crise de confiance qui pourrait avoir des conséquences durables sur la cohésion sociale.
Les leçons de cette crise doivent guider les politiques futures de renforcement de la résilience des systèmes éducatif et sanitaire, d’amélioration de la gouvernance financière, et de préparation aux crises multiformes. Dans un contexte de vulnérabilité climatique et économique, l’Union des Comores doit investir dans des capacités institutionnelles robustes, des infrastructures adaptées, et des mécanismes de redevabilité transparents pour mieux protéger ses citoyens, en particulier les enfants, face aux chocs futurs.
Voir aussi
- Système éducatif comorien
- Partenariat mondial pour l’éducation
- UNICEF aux Comores
- Banque africaine de développement
- Cour Suprême de l’Union des Comores
- Système de santé des Comores
Sources
- Rapport d’observations définitives sur la gestion des fonds Covid-19 – Financements BAD, Section des Comptes de la Cour Suprême de l’Union des Comores
- Abderemane Soilihi Djae, “Impacts of Covid-19 on the Comorian Education System”, European Academic Research, Vol. X, Issue 5, août 2022
- Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement et de la Recherche scientifique, “Projet de Prévention et d’atténuation des impacts de la COVID-19 sur l’éducation aux Comores (2Pi2C)”, septembre 2020
- Abderemane Soilihi Djae, “The Impact of Covid-19 on the Comorian Health System”, European Academic Research, Vol.