Table des matières

Introduction

La pêche constitue un secteur vital pour l’économie et la sécurité alimentaire de l’Union des Comores, archipel de l’océan Indien composé des îles de Ngazidja (Grande Comore), Ndzuwani (Anjouan) et Mwali (Mohéli). Avec une zone économique exclusive de 161 993 km² et un littoral de 469 km, les Comores disposent d’un potentiel halieutique considérable, principalement exploité par une flottille artisanale de pirogues traditionnelles et de bateaux motorisés. En 2018, la production halieutique totale s’élevait à 13 832 tonnes, entièrement issue de la pêche de capture, l’aquaculture étant inexistante dans l’archipel.

Le secteur halieutique comorien se caractérise par une dualité marquée : d’une part, une pêche artisanale pratiquée majoritairement par les hommes à bord d’embarcations légères, ciblant principalement les grands pélagiques (thons, dorades coryphènes, espadons) ; d’autre part, une pêche de subsistance exercée par les femmes depuis le rivage. Cette activité contribue significativement à la richesse nationale et à l’apport protéique de la population, avec une disponibilité de 15,3 kg de poisson par habitant et par an. Cependant, l’absence de statistiques fiables et de système de suivi performant a longtemps constitué un obstacle majeur à la gestion durable des ressources et au développement du secteur.

Les ressources halieutiques comoriennes font l’objet d’une attention particulière de la part de partenaires internationaux, notamment l’Union européenne, qui a établi dès 1988 des accords de partenariat dans le secteur de la pêche, permettant l’accès de navires thoniers européens aux eaux comoriennes en échange de compensations financières et d’appui au développement du secteur local.

Reconstruction des captures et évolution historique

Méthodologie de reconstruction des données

La reconstruction des captures halieutiques aux Comores s’est avérée nécessaire en raison de l’insuffisance chronique des statistiques officielles. Une étude menée par l’Université de Colombie-Britannique pour la période 1950-2010 a compilé des données historiques disparates issues de la littérature grise et des statistiques nationales fragmentaires. Cette démarche scientifique a permis d’établir une série temporelle cohérente en combinant des informations sur les taux de capture par type d’embarcation et l’évolution de la taille de la flottille.

La méthodologie adoptée distingue deux composantes principales : les captures de la flottille embarquée (pirogues et bateaux motorisés) et les captures de la pêche à pied pratiquée par les femmes. Pour cette dernière catégorie, longtemps invisible dans les statistiques officielles, les chercheurs ont extrapolé des taux de capture par habitant à partir d’études récentes menées sur l’île de Ngazidja, révélant ainsi une contribution significative mais non comptabilisée de cette activité à la production totale.

Évolution de la production halieutique

Les reconstructions montrent une progression remarquable des captures au cours de la seconde moitié du XXe siècle. Partant d’environ 1 000 tonnes en 1950, les captures ont augmenté lentement pour atteindre quelque 5 000 tonnes vers 1980. Cette première phase de croissance modérée reflète l’expansion progressive de la flottille artisanale traditionnelle et l’amélioration graduelle des techniques de pêche.

À partir de 1980, les captures ont connu une accélération notable, résultant principalement de l’introduction de bateaux motorisés permettant d’accéder à des zones de pêche plus éloignées et de l’adoption de nouvelles technologies, notamment les dispositifs de concentration de poissons (DCP). Cette modernisation partielle de la flottille a permis d’exploiter plus efficacement les stocks de grands pélagiques migrateurs présents dans les eaux comoriennes.

En 2018, la production officielle s’établissait à 13 832 tonnes, dominée par la dorade coryphène (3 996 tonnes), le listao (3 194 tonnes), l’albacore (1 674 tonnes) et le patudo (1 252 tonnes). Ces espèces de thonidés et espèces associées constituent l’essentiel des captures commerciales, tandis que de nombreuses espèces récifales et côtières complètent les prises, notamment pour la consommation locale.

Typologie et performance de la flottille artisanale

Caractéristiques des embarcations

La flottille de pêche comorienne se compose principalement d’unités artisanales de petite taille, reflétant un système de production à faible intensité capitalistique. Les pirogues traditionnelles, embarcations non motorisées manœuvrées à la voile et à la pagaie, constituent l’épine dorsale de la flottille, particulièrement sur les îles de Mwali et Ndzuwani. Ces embarcations, construites localement en bois, mesurent généralement entre 5 et 8 mètres et opèrent dans les eaux côtières, rarement au-delà de quelques milles nautiques du rivage.

Les bateaux motorisés, dont le nombre a progressivement augmenté depuis les années 1980, représentent une catégorie plus productive mais aussi plus coûteuse en investissement et en fonctionnement. Équipés de moteurs hors-bord, ces bateaux peuvent atteindre des zones de pêche plus éloignées, notamment les sites où sont mouillés les DCP, et ramener des volumes de capture supérieurs. Leur diffusion reste néanmoins limitée par les contraintes financières des pêcheurs et le coût élevé du carburant.

Analyse de la rentabilité par type d’embarcation

Une étude socio-économique détaillée menée par l’École Nationale Supérieure Agronomique de Rennes a établi des comptes d’exploitation pour chaque type d’embarcation et par île, permettant d’identifier les postes de coûts et de recettes significatifs. Cette analyse révèle des disparités importantes dans la structure économique selon le degré de motorisation et l’île d’exploitation.

Pour les pirogues non motorisées, les coûts d’exploitation restent modestes, dominés par l’entretien de l’embarcation, le renouvellement des engins de pêche (lignes, hameçons, filets) et, dans une moindre mesure, les dépenses alimentaires lors des sorties. Les recettes dépendent fortement de la saisonnalité des captures et de l’accès aux zones de pêche productives. La rentabilité de ces unités, bien que variable, permet généralement aux pêcheurs de dégager un revenu de subsistance, mais rarement d’accumuler un capital suffisant pour moderniser leur outil de production.

Les bateaux motorisés présentent une structure de coûts sensiblement différente, avec le carburant comme poste de dépense dominant, représentant fréquemment plus de 40% des charges d’exploitation. Les coûts d’entretien du moteur et de l’embarcation sont également plus élevés. En contrepartie, ces unités bénéficient de recettes supérieures grâce à des volumes de capture plus importants et à un accès privilégié aux espèces à plus forte valeur commerciale. L’analyse montre toutefois que la rentabilité des bateaux motorisés est hautement sensible aux fluctuations du prix du carburant et des cours du poisson.

Déterminants de la performance de pêche

Une étude économétrique utilisant la méthode des moindres carrés ordinaires dynamiques (DOLS) a identifié les facteurs clés de la performance halieutique aux Comores. La politique de prix apparaît comme le déterminant principal, soulignant l’importance d’un cadre économique stable permettant aux pêcheurs de valoriser correctement leurs captures. Les mécanismes de formation des prix, souvent opaques et défavorables aux pêcheurs dans les circuits de commercialisation traditionnels, constituent un frein majeur à l’amélioration des revenus.

Le nombre et la régulation des navires de pêche émergent également comme des variables significatives. La prolifération de pêcheurs illégaux, notamment de ressortissants étrangers opérant sans autorisation dans les eaux comoriennes, exerce une pression accrue sur les stocks et réduit les prises des pêcheurs locaux. Le contrôle de la pêche illégale et la régulation de l’effort de pêche apparaissent donc comme des conditions nécessaires au maintien de niveaux de capture durables.

L’étude met également en évidence l’importance du soutien gouvernemental, à condition qu’il repose sur une compréhension précise des besoins réels des pêcheurs. Les programmes d’appui mal calibrés, ne tenant pas compte des contraintes spécifiques des différents segments de la flottille ou des particularités de chaque île, se révèlent souvent inefficaces, voire contre-productifs.

Accords de partenariat avec l’Union européenne

Historique et cadre juridique

Les relations entre l’Union européenne et les Comores dans le domaine de la pêche remontent à 1988, avec la signature du premier accord permettant aux navires thoniers européens, principalement français et espagnols, d’accéder aux eaux comoriennes pour la pêche au thon. Ces accords, renouvelés périodiquement, s’inscrivent dans le cadre plus large de la politique commune de la pêche de l’UE et de sa dimension externe.

En 2005, l’accord a été transformé en accord de partenariat dans le secteur de la pêche (APP), intégrant une dimension développementale plus marquée. Le protocole évalué en 2013 prévoyait des compensations financières versées par l’UE aux Comores en échange de possibilités de pêche pour les navires européens, ainsi qu’un appui sectoriel destiné à renforcer les capacités de gestion et de développement du secteur halieutique comorien.

Évaluation rétrospective et impacts

L’évaluation rétrospective du protocole d’accord réalisée en 2013 dans le cadre du contrat-cadre MARE/2011/01 a examiné les performances et impacts de cet instrument. Sur le plan financier, les compensations versées par l’UE représentaient une source de revenus non négligeable pour le budget national comorien, contribuant au financement de projets de développement dans le secteur.

L’analyse révèle cependant des résultats mitigés concernant l’utilisation effective de l’appui sectoriel. Si certains projets ont permis des avancées, notamment dans la formation des pêcheurs, l’amélioration des infrastructures portuaires et le renforcement des capacités institutionnelles du Service des Pêches, la mise en œuvre a souvent été entravée par des contraintes administratives, des retards dans les décaissements et une coordination insuffisante entre les différents acteurs.

L’évaluation souligne également la question de l’équilibre entre les possibilités de pêche accordées aux navires européens et l’état des stocks. Bien que la pêche thonière industrielle opère principalement sur des espèces hauturières distinctes de celles ciblées par la pêche artisanale, des préoccupations persistent quant à la soutenabilité à long terme de l’exploitation et à la nécessité d’améliorer les connaissances scientifiques sur l’état des ressources.

Perspectives prospectives

L’évaluation prospective formulée en 2013 recommandait plusieurs axes d’amélioration pour les futurs protocoles. Parmi les priorités figuraient le renforcement du système de collecte de données statistiques, l’amélioration de la gouvernance du secteur, le développement des capacités de surveillance et de contrôle de la pêche, et un meilleur ciblage de l’appui sectoriel en fonction des besoins exprimés par les acteurs locaux.

Les experts ont également insisté sur la nécessité d’une approche plus intégrée, articulant les objectifs de développement du secteur artisanal avec les engagements pris dans le cadre de l’accord de partenariat. Cette vision suppose une coordination renforcée entre les autorités comoriennes, les partenaires au développement et les organisations professionnelles de pêcheurs.

Systèmes d’échantillonnage et collecte de données

Mise en place d’un système d’échantillonnage des captures

Face aux carences chroniques en données statistiques fiables, un plan d’exécution pour un système d’échantillonnage des captures (SEC) a été élaboré en 1993 suite à des missions de consultation conduites sur les trois îles de l’archipel. Ce système visait à produire les données de base essentielles à la planification, au développement et à la gestion de la pêche artisanale.

Le SEC poursuivait deux objectifs immédiats : obtenir des estimations de capture totale par espèce ou groupe d’espèces et d’effort de pêche pour chaque île et catégorie de bateau ; et permettre simultanément la mise à jour régulière de l’inventaire de la flottille. La méthodologie proposée prévoyait de traiter les pêcheries de chaque île séparément, reconnaissant ainsi les spécificités locales en termes de flottille, d’espèces ciblées et de modes d’exploitation.

Le système reposait sur un échantillonnage stratifié, avec des enquêteurs formés positionnés dans les principaux sites de débarquement. Ces agents devaient enregistrer les captures par espèce, l’effort de pêche (nombre de sorties, durée, zones fréquentées), et les caractéristiques des embarcations. L’analyse statistique de ces données devait permettre d’extrapoler les estimations à l’ensemble de la flottille.

Défis et limites des systèmes de collecte

La mise en œuvre effective et la pérennisation de ces systèmes d’échantillonnage se sont heurtées à de nombreux obstacles. Les contraintes budgétaires limitent le nombre d’enquêteurs déployables et la fréquence des collectes. La dispersion géographique des sites de débarquement, notamment sur une île comme Ndzuwani avec son relief accidenté, complique la couverture exhaustive du territoire.

Les difficultés de formation et de maintien de personnel qualifié constituent un autre défi majeur. Le turnover élevé des enquêteurs, souvent faiblement rémunérés et bénéficiant de conditions de travail précaires, compromet la continuité et la qualité des collectes. De plus, la coopération des pêcheurs, parfois réticents à communiquer des informations précises sur leurs captures par crainte de taxes ou de régulations, demeure variable.

Des études plus récentes, notamment celle menée par Blue Ventures en 2018 sur l’île d’Anjouan, ont tenté de pallier ces lacunes en mettant en place des systèmes de suivi communautaire. Des moniteurs de capture recrutés au sein des communautés de pêcheurs, comme S. Ahmadi, Y. Mohamed, N. Bacar et B. Moustadiran sur la péninsule de Sima, assurent un enregistrement quotidien des débarquements. Cette approche participative améliore l’acceptabilité du dispositif et la fiabilité des données, tout en renforçant les capacités locales de gestion.

Vers une amélioration des connaissances sur les écosystèmes marins

Au-delà des simples statistiques de captures, la compréhension des écosystèmes marins et de leur fonctionnement constitue un enjeu crucial pour une gestion durable. Des évaluations rapides des récifs (rapid reef assessment) ont été conduites à Anjouan, fournissant des données de base sur l’état de santé des écosystèmes coralliens, la diversité des espèces présentes et les pressions anthropiques exercées.

Ces études révèlent une dégradation préoccupante de nombreux récifs coralliens, résultant de la combinaison de plusieurs facteurs : surpêche de certaines espèces clés, pratiques de pêche destructrices, pollution d’origine terrestre et impacts du changement climatique, notamment le blanchissement corallien. La résilience de ces écosystèmes, dont dépendent directement les pêcheries côtières, apparaît menacée, appelant à des mesures de conservation urgentes.

Dispositifs de concentration de poissons et innovations techniques

Principe et diffusion des DCP

Les dispositifs de concentration de poissons (DCP) constituent une innovation technique majeure ayant profondément transformé les stratégies de pêche aux Comores. Ces structures artificielles, mouillées en mer, ont pour effet d’attirer et de retenir pendant quelques heures ou quelques jours les bancs de poissons pélagiques grands migrateurs, notamment les thonidés et les dorades coryphènes.

Cette propriété, connue depuis longtemps des pêcheurs de certaines régions du Pacifique qui construisaient artisanalement de tels dispositifs, a fait l’objet d’améliorations technologiques et d’une diffusion à large échelle par diverses institutions de développement à partir des années 1980. Aux Comores, ces programmes visaient à promouvoir le développement de la pêche artisanale et à favoriser une meilleure exploitation des zones économiques exclusives des territoires insulaires dépourvus de plateau continental étendu.

Le principe des DCP repose sur le comportement naturel de nombreuses espèces pélagiques à s’associer à des objets flottants ou des structures en mer. Un DCP typique se compose d’une bouée de surface reliée à un corps mort par un câble ou une chaîne. La structure peut être agrémentée d’éléments attractifs (cordages, branches, structures artificielles) favorisant la formation d’un écosystème local attirant petits poissons, puis prédateurs de taille supérieure.

Impacts sur les pratiques de pêche

L’introduction des DCP a induit des changements significatifs dans les stratégies d’exploitation. Pour les pêcheurs disposant de bateaux motorisés, ces dispositifs permettent de cibler plus efficacement les zones de concentration de poissons, réduisant le temps de recherche et augmentant les rendements. Les sorties de pêche deviennent plus prévisibles et généralement plus productives.

Cette évolution technique a cependant soulevé plusieurs problèmes diversifiés interpellant différentes disciplines scientifiques. Sur le plan biologique, des questions persistent quant aux mécanismes précis du phénomène d’agrégation et à son éventuel déterminisme. Les scientifiques s’interrogent sur les impacts potentiels à long terme de ces concentrations artificielles sur le comportement migratoire des espèces et sur la structure des populations.

D’un point de vue halieutique, l’efficacité accrue permise par les DCP pose la question de la soutenabilité de l’exploitation. La facilitation de l’accès aux ressources peut conduire à une intensification de l’effort de pêche et potentiellement à une surexploitation localisée, particulièrement si le nombre de DCP et de pêcheurs les exploitant n’est pas régulé. Des observations dans d’autres régions ont montré que la compétition autour des DCP peut générer des conflits entre utilisateurs.

Sur le plan socio-économique, l’accès différencié aux DCP selon le degré de motorisation des embarcations peut accentuer les inégalités au sein de la communauté des pêcheurs. Les propriétaires de pirogues non motorisées, incapables d’atteindre les DCP mouillés au large, ne bénéficient pas de cette innovation et peuvent voir leur situation relative se détériorer.

Enjeux de gestion et de gouvernance

La gestion des DCP soulève des questions complexes de gouvernance. Dans certains cas, les dispositifs sont installés et gérés par des institutions publiques ou des projets de développement, avec des règles d’accès définies collectivement. Dans d’autres situations, des initiatives privées ou communautaires prévalent, avec des arrangements plus ou moins formalisés concernant les droits d’usage.

Aux Comores, la coordination de ces différentes initiatives et la définition d’un cadre réglementaire cohérent restent des défis. Les modalités de déploiement, d’entretien, de surveillance et de régulation de l’accès aux DCP nécessitent une concertation entre autorités publiques, organisations de pêcheurs et partenaires techniques. L’expérience internationale suggère que les approches participatives, impliquant les communautés de pêcheurs dans la gestion des dispositifs, obtiennent généralement de meilleurs résultats en termes d’acceptabilité et de durabilité.

Enjeux de développement et perspectives

Pêche et sécurité alimentaire

La contribution de la pêche à la sécurité alimentaire des Comores demeure centrale. Avec une disponibilité de 15,3 kg par habitant et par an, le poisson représente une source protéique essentielle pour une population de plus de 800 000 habitants. Cette moyenne nationale masque toutefois des disparités importantes selon les régions et les catégories sociales, certaines communautés côtières dépendant très fortement des produits de la mer.

La pêche de subsistance pratiquée par les femmes depuis le rivage contribue significativement à l’alimentation des ménages, bien que cette activité reste largement invisible dans les statistiques officielles et bénéficie rarement de programmes d’appui spécifiques. L’amélioration des conditions d’exercice de cette pêche féminine, notamment par l’accès à de meilleurs équipements et par la reconnaissance formelle de cette contribution, constitue un enjeu d’équité et d’efficacité.

La question de l’articulation entre exploitation commerciale orientée vers l’exportation et satisfaction des besoins nutritionnels locaux se pose avec acuité. Les espèces à haute valeur commerciale, principalement les grands pélagiques, font l’objet d’une commercialisation préférentielle qui peut limiter leur disponibilité pour la consommation locale. Les politiques de développement du secteur doivent donc concilier objectifs de génération de revenus et d’accessibilité alimentaire.

Amélioration des conditions de travail et efficacité productive

La recherche des moyens et modes d’articulation entre efficacité et santé dans le travail des pêcheurs constitue un enjeu majeur soulevé par les analyses socio-économiques. Les conditions d’exercice de la pêche artisanale aux Comores impliquent fréquemment des risques professionnels significatifs : navigation sur des embarcations précaires, exposition aux éléments, efforts physiques intenses, équipements de sécurité insuffisants.

L’amélioration de ces conditions de travail ne relève pas uniquement de considérations humanitaires, mais constitue également un facteur d’efficacité productive. Des pêcheurs en meilleure santé, disposant d’équipements adaptés et opérant dans un cadre sécurisé, sont généralement plus productifs sur le long terme. Les investissements dans la séc

Voir aussi